Pointage géolocalisé
Le téléphone n'a pas besoin d'internet pour savoir qu'il est arrivé sur le chantier. Il enregistre l'arrivée et le départ sur place, garde tout en mémoire, et envoie les heures dès qu'une barre de réseau revient. Voici comment ça marche, et les quelques cas où ça ne suffit pas.
Formule gratuite sans limite de durée · Sans carte bancaire · 94 utilisateurs
Un plombier passe sa matinée dans la chaufferie d'un immeuble, deux niveaux sous la rue. Son collègue refait une longère au bout d'un chemin où aucun opérateur ne capte. Avec une application de pointage classique, le bouton « Arriver » tourne dans le vide, affiche une erreur, et le compagnon se dit qu'il le fera plus tard. Plus tard, c'est le vendredi soir, de mémoire. C'est exactement la situation que le pointage sans réseau doit régler : l'heure d'arrivée doit être notée au moment où elle se produit, que le téléphone capte ou non, et partir vers le bureau quand il le pourra.
Les heures reconstituées de mémoire, arrondies à la demi-heure.
Trois coups de fil pour placer un dépannage urgent.
La main-d'œuvre reste une masse globale, impossible à répartir.
Les heures d'un carnet vers un tableur, chaque fin de mois.
Quand le compagnon a du réseau — le matin chez lui, au dépôt, dans le camion — l'application récupère les adresses et les zones des chantiers. Elle n'a plus besoin de les redemander ensuite.
Le GPS du téléphone capte directement les satellites. Il n'utilise ni données mobiles ni forfait : une zone blanche n'empêche pas le téléphone de savoir où il est, tant qu'il voit un peu le ciel.
En entrant dans la zone du chantier, le pointage s'ouvre avec l'heure exacte, et cette heure est gardée en mémoire sur l'appareil. Le compagnon voit son chronomètre tourner, exactement comme avec du réseau.
La sortie de zone ferme le pointage à l'heure où elle se produit, pas à l'heure où le réseau revient. Les deux horodatages sont ceux du moment réel.
Sur la route, au chantier suivant ou le soir sur le wifi de la maison, le téléphone envoie ce qu'il a gardé. Les heures arrivent dans votre tableau de bord, rattachées au bon chantier, avec leurs heures d'origine.
Le trajet et la pause apparaissent, sans entrer dans les heures de chantier.
La confusion est fréquente, et elle explique pourquoi beaucoup d'artisans pensent qu'un pointage GPS ne peut pas marcher en zone blanche. Le réseau mobile sert à envoyer des données : un message, une page web, une heure de pointage vers un serveur. Le GPS sert à se situer, à partir des signaux des satellites. Les deux n'ont rien à voir.
Un téléphone sans aucune barre de réseau sait donc où il se trouve, à condition de recevoir les satellites. C'est ce qui permet à une application de navigation hors ligne de guider une voiture dans une vallée sans couverture. Le pointage sans réseau fonctionne sur le même principe : la détection se fait sur l'appareil, l'envoi attend.
Le réseau aide tout de même, et il faut le savoir. Quand il est disponible, le téléphone s'en sert, avec le wifi, pour trouver sa position plus vite. Sans lui, la première position après un long moment à l'arrêt peut mettre un peu plus de temps à se préciser. En pratique, c'est l'affaire de quelques instants, rarement plus.
Le GPS a besoin de voir le ciel, même un peu. Un parking souterrain, une cave voûtée, une chaufferie au deuxième sous-sol bloquent les signaux des satellites. Si le compagnon descend directement du camion dans un sous-sol sans passer par la rue, le téléphone peut ne pas détecter son entrée dans la zone. Dans la plupart des cas, il la détecte à l'approche, en surface, et le problème ne se pose pas ; mais sur un chantier entièrement enterré, il faut prévoir la saisie manuelle.
Le deuxième écueil vient des fabricants de téléphones Android. Certains, pour économiser la batterie, ferment d'office les applications qui tournent en arrière-plan. Ce n'est pas lié au réseau, mais l'effet est le même : une arrivée qui n'est pas vue. Il faut, une fois, autoriser l'application à rester active dans les réglages de batterie du téléphone. Sur iPhone, la surveillance de zone est confiée au système lui-même, qui ne la coupe pas de cette façon.
Enfin, un téléphone éteint ou en panne de batterie n'enregistre rien. Le mode avion, lui, coupe le réseau mais peut laisser le GPS actif selon les modèles : à vérifier sur les appareils de l'équipe plutôt que de le supposer.
Tant que le téléphone du compagnon n'a pas retrouvé le réseau, vous ne recevez rien. Pas de notification d'arrivée, pas de départ : l'information est sur le téléphone, pas encore chez vous. C'est la seule vraie différence avec une journée en zone couverte, et il vaut mieux l'avoir en tête que de s'inquiéter d'un silence.
Dès que la connexion revient, la journée apparaît d'un bloc, avec les heures réelles d'arrivée et de départ. Vous ne voyez pas une arrivée à 17h40, l'heure où le camion est remonté sur la route : vous voyez 7h55, l'heure où le compagnon est arrivé sur le chantier.
Pour les chantiers que vous savez mal couverts, la consigne la plus simple est de demander à l'équipe d'ouvrir l'application une fois connectée, le soir ou au dépôt. Rien de plus : l'envoi se fait seul.
Beaucoup d'applications de pointage annoncent un « mode hors ligne ». Derrière la même formule, on trouve deux choses très différentes : celles qui laissent appuyer sur le bouton sans réseau et gardent l'heure en mémoire, et celles qui détectent l'arrivée sans réseau, sans que personne n'appuie sur rien. La première suppose que le compagnon y pense ; la seconde non.
Le seul vrai test se fait sur le terrain. Prenez un chantier mal couvert, ou mettez un téléphone en mode avion avec le GPS activé, faites l'aller-retour, puis rétablissez le réseau et regardez ce qui remonte. Si les heures arrivent avec leur heure d'origine et sur le bon chantier, l'application tient la route. Si elles arrivent avec l'heure de la synchronisation, ou n'arrivent pas, passez votre chemin.
Que le téléphone capte ou non, les obligations sont les mêmes. Les salariés doivent être informés individuellement avant la mise en service du pointage géolocalisé, les représentants du personnel consultés s'il en existe, et le traitement inscrit à votre registre. Le suivi doit cesser hors du temps de travail.
Le fait que les données restent un moment sur le téléphone avant de partir n'en fait pas des données à part : elles concernent le même salarié et servent la même finalité, le décompte des heures. Kali-Track n'enregistre que les entrées et sorties de chantier, pas le trajet, et cela vaut aussi pour ce qui est gardé hors connexion.
Un écart d'une heure et quart sur une seule semaine, pour un seul compagnon.
Sur mes chantiers, ça ne capte jamais. Ça ne servira à rien.
C'est justement là que le pointage sans réseau sert le plus. La détection se fait sur le téléphone, à partir du GPS, qui n'a pas besoin de couverture. Les heures attendent simplement que le compagnon repasse dans une zone couverte, ce qui arrive au plus tard le soir.
Si les heures restent sur le téléphone, mon gars peut les trafiquer
Il peut corriger une heure, comme avec du réseau, et c'est voulu : la détection n'est pas infaillible. Mais ce que le téléphone a mesuré reste visible à côté de la correction. Vous savez toujours ce qui a été relevé et ce qui a été modifié, que la journée soit remontée tout de suite ou le soir.
Mes compagnons vont devoir y penser, le soir, à tout envoyer
Non. L'envoi part de lui-même dès qu'une connexion est disponible, sur la route ou sur le wifi de la maison. Ouvrir l'application accélère les choses quand vous attendez une journée, mais ce n'est pas nécessaire.
Et si le téléphone tombe en panne avant d'avoir renvoyé la journée ?
Ce qui n'a pas été envoyé n'est pas encore chez vous, c'est la limite honnête du système. Le compagnon saisit alors la journée à la main, comme avant. C'est un cas rare, et le pointage manuel reste toujours disponible pour le couvrir.
Oui. La position est calculée par le GPS du téléphone, à partir des satellites, sans données mobiles. L'arrivée et le départ sont enregistrés sur l'appareil et envoyés quand une connexion revient.
Oui. L'heure enregistrée est celle de l'entrée ou de la sortie de la zone du chantier, pas celle de l'envoi. Une arrivée à 7h55 remontée à 18h reste une arrivée à 7h55.
Pas toujours. Le GPS a besoin de recevoir les satellites, ce qui est impossible sous plusieurs mètres de béton. L'entrée est souvent détectée à l'approche, en surface ; pour un chantier entièrement enterré, prévoyez la saisie manuelle.
Un forfait aide à recevoir les heures dans la journée, mais il n'est pas indispensable : le téléphone peut envoyer ce qu'il a gardé sur n'importe quel wifi, le soir à la maison ou au dépôt.
Pas sur le moment. La notification part quand l'information quitte le téléphone, donc au retour du réseau. Vous la recevez alors avec l'heure réelle de l'arrivée.
Oui. La formule Chantiers est gratuite, sans limite de durée, jusqu'à trois personnes : chantiers, pointage GPS et export des heures. Les formules payantes commencent à 9,99 € par mois.
La formule gratuite n'a pas de limite de durée et ne demande pas de carte bancaire. Si la détection ne vous convainc pas sur le terrain, vous arrêtez.