Pointage géolocalisé

Avant le premier pointage géolocalisé, une feuille à remettre à chacun.

La géolocalisation d'un salarié n'est pas interdite, mais elle ne se met pas en place en silence. Avant la première journée, chaque compagnon doit savoir ce qui est relevé, pourquoi, pendant combien de temps et qui le voit. Une note bien faite tient sur une page. Une note absente peut faire écarter vos relevés le jour où vous en aurez besoin.

Formule gratuite sans limite de durée · Sans carte bancaire · 98 utilisateurs

1
note écrite, remise à chaque salarié
2 mois
de conservation des positions dans Kali-Track
0 €
pour commencer, jusqu'à 3 personnes

Les relevés existaient. Ils ont été écartés.

Un artisan active le pointage géolocalisé un lundi matin, explique de vive voix à son équipe que « c'est pour les heures », et n'y pense plus. Un an plus tard, un ancien salarié conteste ses heures. L'artisan produit ses relevés, précis à la minute. La première question posée n'est pas de savoir s'ils sont exacts, mais si le salarié savait qu'ils existaient, à quoi ils servaient, et s'il en avait été informé par écrit. Sans trace de cette information, des relevés irréprochables peuvent être écartés. C'est le rôle de la note d'information aux salariés : rendre le dispositif loyal dès le premier jour, et opposable ensuite.

Ce que voit le compagnon

Chantier Duranddétecté à 8 h 124:12POINTAGE EN COURS14 rue des LilasChasné-sur-IlletAucun bouton à appuyer
Le chronomètre démarre tout seul. Le compagnon continue son travail.

Vous êtes prévenu, à chaque fois

Hugues est arrivé sur Durand08:12
Hugues a quitté Durand — 3 h 5212:04
Hugues est arrivé sur Meunier13:31

Trois notifications dans la journée. Aucun appel passé.

Comment fonctionne la note d'information aux salariés

ZONE DU CHANTIER8 h 12 — il arrivele pointage s'ouvre17 h 04 — il repartle pointage se ferme8 h 52 comptées
Le compagnon n'a touché à rien. Vous avez reçu deux notifications.
  1. 1

    Vérifier que la géolocalisation se justifie

    Pour décompter le temps de travail, elle n'est admise que si aucun autre moyen ne le permet : c'est le cas d'équipes qui changent de chantier sans passer par un local. Notez pourquoi, en une phrase : elle servira dans la note et dans le registre.

  2. 2

    Rédiger la note

    Une page suffit : ce qui est relevé, pour quoi faire, combien de temps, qui y a accès, et comment le salarié exerce ses droits. Le détail est plus bas.

  3. 3

    Consulter le CSE s'il existe

    Avant la mise en service, pas après. Conservez l'avis rendu avec la note : les deux documents vont ensemble.

  4. 4

    Remettre la note à chacun, contre signature

    Une remise individuelle, datée et signée, ou un avenant au contrat. Un affichage seul peut être jugé insuffisant. Pensez aux nouveaux embauchés : la note fait partie de l'arrivée.

  5. 5

    Inscrire le traitement au registre, puis activer

    Le registre reprend les mêmes éléments que la note. Ensuite seulement, vous activez le pointage géolocalisé dans les réglages.

Quand une heure est contestée

Sans trace

« J'ai fini à 17 h 30 »

« Moi j'avais noté 17 h »

Parole contre parole

Avec l'horodatage

Jeudi 9 octobreDétecté
Arrivée08:01
Départ17:22
Total9 h 21

La discussion est close

Ce que doit contenir la note

Le Code du travail pose le principe : aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n'a pas été porté préalablement à sa connaissance. Le RGPD précise ce que cette information doit dire. Rédigée simplement, la note d'information aux salariés reprend les points ci-dessous, sans jargon : elle s'adresse à un compagnon, pas à un juriste.

Le point le plus souvent oublié est aussi le plus important : la finalité. Si la note dit « sécurité » et que vous utilisez ensuite les relevés pour contester des heures, la finalité annoncée ne couvre pas l'usage. Écrivez noir sur blanc que le dispositif sert au décompte du temps de travail et au rattachement des heures aux chantiers.

✓Qui est responsable : le nom de l'entreprise et la personne à contacter
✓À quoi ça sert : le décompte du temps de travail et le rattachement des heures aux chantiers
✓Ce qui est relevé : l'arrivée et le départ de chaque chantier, pas le trajet
✓Quand : les jours et heures de travail seulement, rien les jours de repos
✓Combien de temps : la durée de conservation des positions et celle des heures
✓Qui y a accès : le dirigeant, les responsables, le cabinet de paie
✓Les droits du salarié : accès, rectification, opposition, réclamation auprès de la CNIL
✓Sur quelle base : l'intérêt légitime de l'employeur à décompter les heures, pas le consentement

Pourquoi pas le consentement

Le réflexe est de faire signer « j'accepte d'être géolocalisé ». C'est une fausse sécurité. Entre un employeur et son salarié, le consentement est rarement considéré comme libre : il est difficile de refuser à celui qui vous paie. Le dispositif repose plutôt sur l'intérêt légitime de l'entreprise à décompter les heures, encadré par l'information et la proportionnalité.

La signature reste utile, mais pour une autre raison : elle prouve que la note a été remise et lue. C'est un accusé de réception, pas un accord. Formulez-la ainsi, « reçu et pris connaissance », et non « j'accepte ».

Le CSE, le registre, et le reste

Dans les entreprises qui ont un comité social et économique, celui-ci doit être informé et consulté avant la mise en place d'un dispositif permettant de contrôler l'activité des salariés. C'est une obligation formelle dans les entreprises d'au moins cinquante salariés ; en dessous, l'informer reste la démarche la plus sûre. Gardez une trace de la date et de l'avis.

Toute entreprise doit aussi tenir un registre de ses traitements de données personnelles. La géolocalisation y figure avec sa finalité, les données concernées, leur durée de conservation et leurs destinataires : les mêmes éléments que dans la note. Selon l'ampleur du dispositif, une analyse d'impact peut être demandée ; pour une petite équipe qui ne relève que les entrées et sorties de chantier, la question se pose rarement, mais elle se vérifie.

✓CSE consulté avant la mise en service, avis conservé
✓Traitement inscrit au registre, avec les mêmes informations que la note
✓Note remise aussi à chaque nouvel embauché

Les erreurs qui fragilisent vos relevés

Informer après coup est la plus fréquente : la note arrive trois semaines après l'activation, et les relevés de ces trois semaines n'ont pas été collectés loyalement. La note précède toujours la première journée.

Viennent ensuite la finalité trop étroite, qui ne couvre pas l'usage qu'on fait des données, et le suivi qui déborde : un dispositif qui continue de relever des positions le soir ou le week-end va au-delà de ce que la note annonce, et de ce que la loi admet. Kali-Track s'arrête les jours non travaillés définis dans vos réglages, ne conserve pas de tracé des trajets, et efface les positions au bout de deux mois ; les heures travaillées, elles, restent.

Enfin, l'oubli des nouveaux. Le salarié embauché six mois après la mise en place a droit à la même note que les autres, le jour de son arrivée.

✓Note remise après l'activation
✓Finalité qui ne couvre pas l'usage réel
✓Positions relevées hors du temps de travail
✓Nouveaux embauchés jamais informés

Ce que Kali-Track fait, et ce qu'il ne fait pas à votre place

Avant de pouvoir activer la géolocalisation, les réglages de Kali-Track vous font lire une notice qui rappelle ces trois démarches : informer chaque salarié par écrit, consulter le CSE s'il existe, inscrire le traitement au registre. L'outil est construit pour rester dans ce que la note annonce : arrivée et départ de chantier, arrêt les jours de repos, positions effacées au bout de deux mois.

Mais la note elle-même, sa remise et sa signature vous appartiennent : en activant le dispositif, vous en êtes responsable vis-à-vis de vos salariés. Aucun logiciel ne peut le faire à votre place, et c'est tant mieux : c'est vous que vos compagnons connaissent.

Ce qui change concrètement

✕Aujourd'hui
  • Information des salariés
    Une explication à l'oral, un lundi matin
  • Finalité annoncée
    « C'est pour la sécurité »
  • Ce que signe le salarié
    « J'accepte d'être géolocalisé »
  • Nouveaux embauchés
    Oubliés
  • En cas de litige
    Relevés exacts mais contestables
✓Avec Kali-Track
  • Information des salariés
    ✓Une note écrite, remise et signée avant activation
  • Finalité annoncée
    ✓Décompte du temps de travail, écrit noir sur blanc
  • Ce que signe le salarié
    ✓« Reçu et pris connaissance »
  • Nouveaux embauchés
    ✓Note remise le jour de l'arrivée
  • En cas de litige
    ✓Relevés exacts et collectés loyalement

La même semaine, dans les deux cas

Le carnet, le vendredi soir
  • LundiDurand ~8h ?
  • Mardi7h30 ou 8h
  • Mercredi— oublié —
  • JeudiChantier Meunier, 8h
  • Vendredi1/2 journée
Total : « à peu près 36 h »
Le relevé, enregistré au fil de la semaine
  • Lundi08:12 → 17:04Durand8 h 52
  • Mardi07:58 → 16:31Durand8 h 33
  • Mercredi08:05 → 12:10Meunier4 h 05
  • Jeudi08:01 → 17:22Meunier9 h 21
  • Vendredi08:09 → 12:02Lacourte3 h 53
Total : 34 h 44

Un écart d'une heure et quart sur une seule semaine, pour un seul compagnon.

Ce qu'on nous objecte

On est trois, on se connaît, je leur ai expliqué de vive voix

L'explication orale compte pour la confiance, pas pour la preuve. Le jour où un ancien salarié conteste ses heures, rien ne dira ce que vous lui aviez annoncé. Une page signée règle la question pour toujours.

Si je leur donne une note, ils vont se méfier

C'est souvent l'inverse : une note claire, qui dit que le trajet n'est pas suivi et que rien n'est relevé le week-end, rassure plus qu'une application installée sans un mot. Et elle peut dire ce qu'ils y gagnent : les dépassements du soir comptés sans avoir à les déclarer.

Un salarié peut-il refuser ?

Il peut refuser l'autorisation de position sur son téléphone, et il garde alors la possibilité de pointer à la main. Ce qu'il ne peut pas faire, c'est empêcher l'employeur de décompter ses heures : c'est une obligation, et la géolocalisation n'est qu'un moyen parmi d'autres.

Je n'ai pas de juriste, je ne saurai pas rédiger ça

La liste des points à couvrir est plus haut, et chacun tient en une phrase. Écrivez-les simplement, comme vous les diriez. En cas de doute sur votre situation, votre expert-comptable ou votre organisation professionnelle peuvent relire.

Questions fréquentes

Que doit contenir la note d'information aux salariés sur la géolocalisation ?

Le responsable du traitement, la finalité (le décompte du temps de travail), ce qui est relevé et quand, la durée de conservation, les personnes qui y ont accès, la base légale et les droits du salarié, dont la réclamation auprès de la CNIL.

Faut-il le consentement écrit du salarié ?

Non. Entre employeur et salarié, le consentement est rarement considéré comme libre. Le dispositif repose sur l'intérêt légitime de l'entreprise. Faites signer un accusé de réception de la note, pas un accord.

Le CSE doit-il être consulté ?

Oui, avant la mise en service, dans les entreprises qui en ont un : c'est une obligation formelle à partir de cinquante salariés, et une précaution utile en dessous. Conservez l'avis rendu.

Un affichage dans le local suffit-il ?

Il peut être jugé insuffisant. Une remise individuelle, datée et signée, ou un avenant au contrat de travail, laissent une preuve claire que chacun a été informé.

Combien de temps les positions sont-elles conservées ?

Dans Kali-Track, les positions sont effacées automatiquement au bout de deux mois. Les heures travaillées sont conservées, car vous en avez besoin pour la paie et en cas de réclamation.

Combien coûte le pointage géolocalisé ?

La formule Chantiers est gratuite, sans limite de durée, jusqu'à trois personnes : chantiers, pointage GPS et export des heures. Les formules payantes commencent à 9,99 € par mois.

Essayez sur un chantier, cette semaine

La formule gratuite n'a pas de limite de durée et ne demande pas de carte bancaire. Si la détection ne vous convainc pas sur le terrain, vous arrêtez.