Pointage géolocalisé
La géolocalisation d'un salarié n'est pas interdite, mais elle ne se met pas en place en silence. Avant la première journée, chaque compagnon doit savoir ce qui est relevé, pourquoi, pendant combien de temps et qui le voit. Une note bien faite tient sur une page. Une note absente peut faire écarter vos relevés le jour où vous en aurez besoin.
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Un artisan active le pointage géolocalisé un lundi matin, explique de vive voix à son équipe que « c'est pour les heures », et n'y pense plus. Un an plus tard, un ancien salarié conteste ses heures. L'artisan produit ses relevés, précis à la minute. La première question posée n'est pas de savoir s'ils sont exacts, mais si le salarié savait qu'ils existaient, à quoi ils servaient, et s'il en avait été informé par écrit. Sans trace de cette information, des relevés irréprochables peuvent être écartés. C'est le rôle de la note d'information aux salariés : rendre le dispositif loyal dès le premier jour, et opposable ensuite.
Trois notifications dans la journée. Aucun appel passé.
Pour décompter le temps de travail, elle n'est admise que si aucun autre moyen ne le permet : c'est le cas d'équipes qui changent de chantier sans passer par un local. Notez pourquoi, en une phrase : elle servira dans la note et dans le registre.
Une page suffit : ce qui est relevé, pour quoi faire, combien de temps, qui y a accès, et comment le salarié exerce ses droits. Le détail est plus bas.
Avant la mise en service, pas après. Conservez l'avis rendu avec la note : les deux documents vont ensemble.
Une remise individuelle, datée et signée, ou un avenant au contrat. Un affichage seul peut être jugé insuffisant. Pensez aux nouveaux embauchés : la note fait partie de l'arrivée.
Le registre reprend les mêmes éléments que la note. Ensuite seulement, vous activez le pointage géolocalisé dans les réglages.
Sans trace
« J'ai fini à 17 h 30 »
« Moi j'avais noté 17 h »
Parole contre parole
Avec l'horodatage
La discussion est close
Le Code du travail pose le principe : aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n'a pas été porté préalablement à sa connaissance. Le RGPD précise ce que cette information doit dire. Rédigée simplement, la note d'information aux salariés reprend les points ci-dessous, sans jargon : elle s'adresse à un compagnon, pas à un juriste.
Le point le plus souvent oublié est aussi le plus important : la finalité. Si la note dit « sécurité » et que vous utilisez ensuite les relevés pour contester des heures, la finalité annoncée ne couvre pas l'usage. Écrivez noir sur blanc que le dispositif sert au décompte du temps de travail et au rattachement des heures aux chantiers.
Le réflexe est de faire signer « j'accepte d'être géolocalisé ». C'est une fausse sécurité. Entre un employeur et son salarié, le consentement est rarement considéré comme libre : il est difficile de refuser à celui qui vous paie. Le dispositif repose plutôt sur l'intérêt légitime de l'entreprise à décompter les heures, encadré par l'information et la proportionnalité.
La signature reste utile, mais pour une autre raison : elle prouve que la note a été remise et lue. C'est un accusé de réception, pas un accord. Formulez-la ainsi, « reçu et pris connaissance », et non « j'accepte ».
Dans les entreprises qui ont un comité social et économique, celui-ci doit être informé et consulté avant la mise en place d'un dispositif permettant de contrôler l'activité des salariés. C'est une obligation formelle dans les entreprises d'au moins cinquante salariés ; en dessous, l'informer reste la démarche la plus sûre. Gardez une trace de la date et de l'avis.
Toute entreprise doit aussi tenir un registre de ses traitements de données personnelles. La géolocalisation y figure avec sa finalité, les données concernées, leur durée de conservation et leurs destinataires : les mêmes éléments que dans la note. Selon l'ampleur du dispositif, une analyse d'impact peut être demandée ; pour une petite équipe qui ne relève que les entrées et sorties de chantier, la question se pose rarement, mais elle se vérifie.
Informer après coup est la plus fréquente : la note arrive trois semaines après l'activation, et les relevés de ces trois semaines n'ont pas été collectés loyalement. La note précède toujours la première journée.
Viennent ensuite la finalité trop étroite, qui ne couvre pas l'usage qu'on fait des données, et le suivi qui déborde : un dispositif qui continue de relever des positions le soir ou le week-end va au-delà de ce que la note annonce, et de ce que la loi admet. Kali-Track s'arrête les jours non travaillés définis dans vos réglages, ne conserve pas de tracé des trajets, et efface les positions au bout de deux mois ; les heures travaillées, elles, restent.
Enfin, l'oubli des nouveaux. Le salarié embauché six mois après la mise en place a droit à la même note que les autres, le jour de son arrivée.
Avant de pouvoir activer la géolocalisation, les réglages de Kali-Track vous font lire une notice qui rappelle ces trois démarches : informer chaque salarié par écrit, consulter le CSE s'il existe, inscrire le traitement au registre. L'outil est construit pour rester dans ce que la note annonce : arrivée et départ de chantier, arrêt les jours de repos, positions effacées au bout de deux mois.
Mais la note elle-même, sa remise et sa signature vous appartiennent : en activant le dispositif, vous en êtes responsable vis-à-vis de vos salariés. Aucun logiciel ne peut le faire à votre place, et c'est tant mieux : c'est vous que vos compagnons connaissent.
Un écart d'une heure et quart sur une seule semaine, pour un seul compagnon.
On est trois, on se connaît, je leur ai expliqué de vive voix
L'explication orale compte pour la confiance, pas pour la preuve. Le jour où un ancien salarié conteste ses heures, rien ne dira ce que vous lui aviez annoncé. Une page signée règle la question pour toujours.
Si je leur donne une note, ils vont se méfier
C'est souvent l'inverse : une note claire, qui dit que le trajet n'est pas suivi et que rien n'est relevé le week-end, rassure plus qu'une application installée sans un mot. Et elle peut dire ce qu'ils y gagnent : les dépassements du soir comptés sans avoir à les déclarer.
Un salarié peut-il refuser ?
Il peut refuser l'autorisation de position sur son téléphone, et il garde alors la possibilité de pointer à la main. Ce qu'il ne peut pas faire, c'est empêcher l'employeur de décompter ses heures : c'est une obligation, et la géolocalisation n'est qu'un moyen parmi d'autres.
Je n'ai pas de juriste, je ne saurai pas rédiger ça
La liste des points à couvrir est plus haut, et chacun tient en une phrase. Écrivez-les simplement, comme vous les diriez. En cas de doute sur votre situation, votre expert-comptable ou votre organisation professionnelle peuvent relire.
Le responsable du traitement, la finalité (le décompte du temps de travail), ce qui est relevé et quand, la durée de conservation, les personnes qui y ont accès, la base légale et les droits du salarié, dont la réclamation auprès de la CNIL.
Non. Entre employeur et salarié, le consentement est rarement considéré comme libre. Le dispositif repose sur l'intérêt légitime de l'entreprise. Faites signer un accusé de réception de la note, pas un accord.
Oui, avant la mise en service, dans les entreprises qui en ont un : c'est une obligation formelle à partir de cinquante salariés, et une précaution utile en dessous. Conservez l'avis rendu.
Il peut être jugé insuffisant. Une remise individuelle, datée et signée, ou un avenant au contrat de travail, laissent une preuve claire que chacun a été informé.
Dans Kali-Track, les positions sont effacées automatiquement au bout de deux mois. Les heures travaillées sont conservées, car vous en avez besoin pour la paie et en cas de réclamation.
La formule Chantiers est gratuite, sans limite de durée, jusqu'à trois personnes : chantiers, pointage GPS et export des heures. Les formules payantes commencent à 9,99 € par mois.
La formule gratuite n'a pas de limite de durée et ne demande pas de carte bancaire. Si la détection ne vous convainc pas sur le terrain, vous arrêtez.