Pointage géolocalisé
Tant que vous travailliez seul, vos heures ne regardaient que vous. Dès le premier salarié, elles deviennent une obligation : il faut pouvoir dire, jour par jour, combien de temps il a travaillé. La plupart des artisans s'en rendent compte trop tard. Voici ce que la loi demande, où se nichent les erreurs des premiers mois, et comment le pointage géolocalisé le fait à votre place.
Formule gratuite sans limite de durée · Sans carte bancaire · 95 utilisateurs
Vous avez embauché un compagnon en début d'année. Les premières semaines, vous travaillez ensemble, vous savez à quelle heure il arrive et repart. Puis vous lui confiez un chantier seul pendant que vous chiffrez un devis ou que vous êtes chez un autre client. À la fin du mois, il vous dit qu'il a fait des heures en plus ; vous pensiez qu'il était parti tôt le jeudi. Personne n'a rien noté, et c'est votre comptable qui demande le nombre d'heures pour la paie. Le pointage du premier salarié, c'est précisément ce qui manque à ce moment-là : une trace tenue au jour le jour, et pas un souvenir reconstitué à deux.
Les heures reconstituées de mémoire, arrondies à la demi-heure.
Trois coups de fil pour placer un dépannage urgent.
La main-d'œuvre reste une masse globale, impossible à répartir.
Les heures d'un carnet vers un tableur, chaque fin de mois.
Trois notifications dans la journée. Aucun appel passé.
L'adresse de chaque chantier suffit. L'application en déduit une zone autour, que le téléphone de votre compagnon va surveiller.
Il installe l'application sur son téléphone et autorise la localisation. Avant cela, vous l'informez par écrit de ce qui est enregistré et pourquoi : c'est une obligation, et c'est aussi la meilleure façon de le mettre en confiance.
Sans qu'il touche à rien. Vous recevez une notification, que vous soyez sur un autre chantier, au volant ou au bureau.
La sortie de zone ferme le pointage. Si la journée s'est passée sur deux chantiers, chacun reçoit ses heures, et le trajet entre les deux est compté à part.
Vous relisez la semaine, vous corrigez ce qui doit l'être, et vous envoyez les heures à votre comptable. Plus de total estimé au téléphone.
Le trajet et la pause apparaissent, sans entrer dans les heures de chantier.
Le Code du travail impose à l'employeur de pouvoir justifier la durée du travail de ses salariés. Dès que votre compagnon ne suit pas un horaire collectif fixe et affiché — ce qui arrive vite quand il change de chantier, finit plus tard un jour et plus tôt le lendemain — vous devez tenir un décompte quotidien de ses heures, récapitulé chaque semaine. Ces documents doivent pouvoir être présentés à l'inspection du travail.
Les heures supplémentaires se comptent à la semaine, au-delà de 35 heures. Dans le bâtiment, le contingent annuel est de 180 heures par salarié pour une entreprise qui n'annualise pas le temps de travail, et de 145 heures si elle l'annualise, sauf accord d'entreprise prévoyant plus. Sans décompte, vous ne savez ni combien vous en devez, ni si vous approchez de la limite.
Enfin, un salarié peut réclamer un rappel de salaire sur les trois années précédentes. Ce qui n'a pas été noté au moment où les choses se passaient ne se reconstituera pas le jour où la question se posera.
La première est de ne rien noter tant que vous travaillez ensemble. Vous êtes là, vous voyez les horaires, tout paraît évident. Mais le jour où votre compagnon part seul sur un chantier, il n'y a plus de témoin, et il n'y a jamais eu de méthode.
La deuxième concerne les trajets. Si vous demandez à votre compagnon de passer par l'atelier ou le dépôt avant de partir sur le chantier, pour charger le matériel ou prendre le camion, ce trajet est en principe du temps de travail effectif. Beaucoup d'artisans ne le comptent pas, parce qu'eux-mêmes ne l'ont jamais compté pour leur propre compte.
La troisième est la feuille d'heures remplie en fin de semaine, ou pire, en fin de mois. Elle est toujours arrondie, souvent de bonne foi, et elle ne protège personne : ni votre compagnon, dont les dépassements disparaissent, ni vous, qui ne pouvez rien opposer à un tableau qu'il aurait tenu de son côté.
Une badgeuse fixe n'a pas de sens quand il n'y a pas d'atelier où passer chaque matin. Une feuille papier suppose que quelqu'un pense à la remplir. Une application avec un bouton suppose que votre compagnon pense à appuyer, deux fois par jour, avec les mains pleines. Le pointage géolocalisé supprime ce geste : il enregistre l'arrivée et le départ de chaque chantier à partir de la position du téléphone.
Pour vous, la différence se voit surtout quand vous n'êtes pas là. Vous êtes prévenu de l'arrivée de votre compagnon sur le chantier sans l'appeler, et le soir vous savez à quelle heure il est parti. Chaque heure est rattachée à son chantier : vous voyez enfin ce que vous coûte réellement la salle de bains que vous avez chiffrée, maintenant que vous n'êtes plus le seul à y travailler.
Le pointage du premier salarié prend ainsi la forme d'un relevé tenu sans effort, au lieu d'une corvée qu'on reporte. La formule gratuite couvre jusqu'à trois personnes, sans limite de durée : de quoi accompagner une entreprise de son premier à son deuxième salarié sans changer d'outil.
Géolocaliser un salarié pour décompter son temps de travail est admis lorsqu'aucun autre moyen ne le permet, ce qui est le cas pour quelqu'un qui change de chantier dans la semaine sans passer par un local fixe. Votre compagnon doit être informé par écrit avant la mise en service : ce qui est relevé, à quoi ça sert, combien de temps c'est conservé. Le traitement doit être inscrit à votre registre ; sans représentants du personnel, il n'y a pas de consultation à prévoir.
Le suivi doit cesser hors du temps de travail. Kali-Track n'enregistre que les entrées et sorties de chantier, pas le trajet lui-même, et s'arrête les jours non travaillés définis dans vos réglages. Votre compagnon voit ses propres heures et peut les corriger ; ce que la détection avait relevé reste visible à côté.
Elle peut manquer une arrivée : téléphone éteint, batterie à plat, chantier en sous-sol où le GPS ne passe pas, ou appareil Android qui ferme les applications en arrière-plan tant qu'on ne l'a pas autorisée à rester active. Ces jours-là, votre compagnon saisit ses heures à la main, comme il le ferait sur une feuille.
Elle ne remplace pas non plus votre relecture. Une fois par semaine, prenez cinq minutes pour regarder ce qui a été enregistré, avec votre compagnon si besoin. C'est ce qui transforme un relevé en document que vous pourrez montrer.
Un écart d'une heure et quart sur une seule semaine, pour un seul compagnon.
On n'est que deux, je n'ai pas besoin d'un logiciel pour ça
À deux, c'est justement vous qui tenez le décompte, et personne d'autre. Le jour où votre compagnon travaille seul, ou le jour où il conteste une semaine, c'est votre relevé qui compte. Le pointage géolocalisé le tient sans que vous ayez à y penser.
Il va croire que je n'ai pas confiance en lui
Présentez-le pour ce qu'il est : la garantie que chacune de ses heures sera comptée. Les dépassements du soir, ceux qu'on oublie de déclarer, apparaissent d'eux-mêmes. Pour un premier salarié, c'est souvent un argument plus rassurant que l'inverse.
Mon comptable s'occupe de la paie, ce n'est pas mon problème
Votre comptable calcule la paie à partir des heures que vous lui donnez. Il ne peut pas savoir ce qui s'est passé sur le chantier. Le décompte, lui, reste à votre charge d'employeur.
Je n'ai pas le budget pour un outil en plus
La formule Chantiers est gratuite, sans limite de durée et sans carte bancaire, jusqu'à trois personnes : chantiers, pointage GPS et export des heures. Vous ne payez que si vous voulez plus tard les devis, les factures ou le planning.
L'employeur doit pouvoir justifier la durée du travail. Si votre salarié ne suit pas un horaire collectif fixe et affiché, vous devez tenir un décompte quotidien de ses heures, récapitulé chaque semaine. Le moyen est libre : papier, tableur ou application.
Oui, pour décompter son temps de travail quand il change de chantier et qu'aucun autre moyen ne le permet. Il doit être informé par écrit avant la mise en service, et le traitement inscrit à votre registre. Le suivi doit cesser hors du temps de travail.
Si vous demandez à votre compagnon de passer par l'atelier ou le dépôt avant de partir sur le chantier, ce trajet est en principe du temps de travail effectif. Le trajet direct de chez lui au chantier ne l'est pas, mais il est souvent indemnisé selon la convention collective.
Dans le bâtiment, le contingent annuel est de 180 heures par salarié sans annualisation du temps de travail, 145 heures avec, sauf accord d'entreprise prévoyant davantage. Les heures se décomptent semaine par semaine.
C'est possible, la détection fonctionne sur Android depuis la version 7 et sur iPhone depuis iOS 15. Elle ne relève que les entrées et sorties de chantier et s'arrête les jours non travaillés. Sur un téléphone personnel, l'information écrite doit être particulièrement claire.
La formule Chantiers est gratuite, sans limite de durée, jusqu'à trois personnes : chantiers, pointage GPS et export des heures. Les formules payantes commencent à 9,99 € par mois.
La formule gratuite n'a pas de limite de durée et ne demande pas de carte bancaire. Si la détection ne vous convainc pas sur le terrain, vous arrêtez.