Pointage géolocalisé
Le pointage automatique repose sur une idée simple : un cercle virtuel autour de chaque chantier, que le téléphone surveille. Il entre, la journée commence ; il sort, elle s'arrête. Encore faut-il que le cercle soit bien taillé, que le téléphone le surveille vraiment, et que l'on sache ce qu'il fait quand deux chantiers se touchent. Voici le mécanisme, réglage par réglage.
Formule gratuite sans limite de durée · Sans carte bancaire · 98 utilisateurs
Un patron active le pointage automatique un lundi. Le mardi, un compagnon arrive sur un chantier en centre-ville et rien ne se passe pendant vingt minutes ; un autre est pointé sur le chantier voisin, à deux rues de là ; un troisième, garé devant un chantier qui n'avait pas d'adresse précise, n'est jamais détecté. Aucun des trois n'est une panne. Le premier tient au rayon, trop serré pour la précision du GPS entre des immeubles. Le deuxième, à deux zones qui se recouvrent. Le troisième, à un chantier sans coordonnées, que le téléphone ne peut donc pas surveiller. Comprendre le géorepérage de chantier, c'est savoir régler ces trois choses avant de conclure que l'outil ne fonctionne pas.
Un client appelle pour un dépannage. Vous ouvrez la carte, vous voyez qui est le plus près, vous l'envoyez. La conversation dure trente secondes au lieu de trois appels.
À la création du chantier, son adresse est convertie en coordonnées. Un chantier sans coordonnées n'a pas de zone : il ne peut pas être surveillé, et c'est la première chose à vérifier quand rien ne se déclenche.
Son rayon est un réglage de l'entreprise : 500 mètres par défaut. C'est ce cercle, et non l'adresse exacte, que le téléphone surveille.
L'application inscrit les zones des chantiers les plus proches auprès d'iOS ou d'Android, qui les surveillent eux-mêmes, même application fermée. C'est ce qui permet de tenir la journée sans vider la batterie.
Quand le compagnon entre dans un cercle, le système réveille l'application, qui ouvre le pointage sur ce chantier et vous envoie une notification.
Pendant le temps de travail, les positions du téléphone recoupent la zone : elles confirment une arrivée après deux relevés à l'intérieur du cercle, et ne valident un départ qu'après trois minutes passées dehors.
Trois notifications dans la journée. Aucun appel passé.
Le rayon est le réglage qui fait le plus de différence. Trop serré, il devient plus petit que l'imprécision du GPS : entre des immeubles, une position peut dériver de plusieurs dizaines de mètres, parfois davantage. Le compagnon est sur le chantier, mais son téléphone le place juste dehors, et l'arrivée tarde ou ne vient pas. L'application vous prévient d'ailleurs en dessous de 300 mètres.
Trop large, il englobe ce qui n'est pas le chantier : la boulangerie du coin, le parking où l'équipe déjeune, le chantier voisin. Le pointage s'ouvre trop tôt et se ferme trop tard.
Les 500 mètres proposés par défaut sont un compromis qui convient à la plupart des chantiers, en ville comme à la campagne. On le resserre quand les chantiers sont proches les uns des autres, en restant au-dessus de 300 mètres ; on l'élargit pour un grand terrain, une zone d'activité ou un lotissement dont l'adresse ne correspond qu'à l'entrée.
Les systèmes limitent le nombre de zones qu'une application peut confier à leur surveillance : vingt sur iPhone, cent sur Android. Une entreprise qui a quarante chantiers actifs ne peut donc pas les faire tous surveiller en même temps par chaque iPhone.
L'application choisit pour cela les chantiers les plus proches de la position du compagnon, c'est-à-dire ceux où il a des chances d'aller, et remet la liste à jour quand il se déplace. En pratique, la limite ne se fait pas sentir : personne ne passe sur vingt chantiers différents dans la même journée.
Elle rappelle en revanche une bonne habitude : clôturer les chantiers terminés. Un chantier fini qui reste actif occupe une place pour rien, et peut même ouvrir un pointage là où personne ne travaille plus.
Deux chantiers à quelques centaines de mètres l'un de l'autre ont des cercles qui se chevauchent. Dans la partie commune, le téléphone est à l'intérieur des deux. Quand les positions servent à confirmer une arrivée, l'application retient le chantier dont le centre est le plus proche ; mais si les deux adresses sont presque voisines, aucun calcul ne peut savoir dans quelle maison se trouve le compagnon.
Deux réponses possibles : resserrer le rayon, s'il reste au-dessus de 300 mètres, ou corriger à la main les quelques journées concernées lors de la validation. Ce que la détection a relevé reste visible à côté de la correction.
Le système ne surveille pas les zones en continu à la seconde près : c'est ce qui économise la batterie. Selon le téléphone et le réseau, l'entrée dans une zone peut être signalée avec un léger retard. Android, en particulier, regroupe ces événements pour ménager l'appareil.
D'autres cas n'émettent tout simplement aucune entrée : un téléphone allumé alors qu'il est déjà sur le chantier n'a franchi aucune limite. C'est pour cela que les positions envoyées pendant le temps de travail servent de filet : deux relevés à l'intérieur d'un cercle suffisent à constater l'arrivée que la zone a ratée.
Restent les vrais blocages, qui ne se règlent pas dans l'application : l'autorisation « Toujours » refusée, la position précise désactivée, ou un Android qui ferme les applications en arrière-plan pour économiser la batterie. L'écran de diagnostic de l'application et celui des Paramètres sur le web les signalent.
Le géorepérage est une forme de géolocalisation des salariés. Pour décompter le temps de travail, il est admis lorsqu'aucun autre moyen ne le permet, ce qui est le cas d'équipes qui changent de chantier. Chaque salarié doit être informé avant la mise en service, les représentants du personnel consultés s'il en existe, et le traitement inscrit à votre registre.
Le suivi doit cesser hors du temps de travail et ne pas devenir une surveillance continue. Kali-Track n'enregistre que les entrées et sorties de chantier, pas le trajet lui-même, et s'arrête les jours non travaillés définis dans vos réglages.
Un écart d'une heure et quart sur une seule semaine, pour un seul compagnon.
Chez moi la détection ne marche pas, c'est que l'outil ne fonctionne pas
Commencez par trois vérifications : le chantier a-t-il bien des coordonnées, le rayon dépasse-t-il 300 mètres, le téléphone a-t-il l'autorisation « Toujours » ? Le géorepérage de chantier échoue presque toujours sur l'un des trois, et l'écran de diagnostic les contrôle pour vous.
500 mètres, c'est énorme, il sera pointé en allant chercher du pain
Sur un chantier isolé, ça ne change rien : il n'y a rien d'autre dans le cercle. En ville, vous pouvez resserrer, tant que vous restez au-dessus de 300 mètres. Et un départ n'est validé qu'après trois minutes hors de la zone, pas au premier pas dehors.
Ça va vider la batterie de mes gars
Non : la surveillance des zones est confiée au système, qui ne réveille l'application qu'au franchissement d'une limite. C'est le même mécanisme que les rappels liés à un lieu de votre téléphone.
J'ai plus de vingt chantiers, les iPhone ne suivront pas
Chaque iPhone surveille les vingt chantiers les plus proches de lui, et la liste suit ses déplacements. Personne ne passe sur vingt chantiers dans la même journée : la limite existe, mais elle ne se voit pas.
500 mètres conviennent à la plupart des chantiers. Resserrez si vos chantiers sont proches les uns des autres, sans descendre sous 300 mètres, où la position dérive trop entre les bâtiments. Élargissez pour un grand terrain ou une adresse qui ne correspond qu'à l'entrée.
Vingt sur iPhone et cent sur Android, limites imposées par les systèmes. L'application surveille en priorité les plus proches du compagnon et met la liste à jour quand il se déplace.
Le système ne surveille pas les zones à la seconde près, pour économiser la batterie, et Android regroupe parfois les événements. Les positions envoyées pendant le temps de travail rattrapent ensuite l'arrivée si la zone l'a manquée.
Un départ n'est validé qu'après trois minutes passées hors de la zone, avec une marge au-delà du rayon. Un aller-retour au camion ou une pause juste à côté ne coupe pas la journée.
Oui, à condition que l'autorisation de position soit sur « Toujours » : c'est le système qui surveille les zones et réveille l'application. Sur Android, il faut aussi que l'optimisation de batterie ne la ferme pas.
La formule Chantiers est gratuite, sans limite de durée, jusqu'à trois personnes : chantiers, pointage GPS et export des heures. Les formules payantes commencent à 9,99 € par mois.
La formule gratuite n'a pas de limite de durée et ne demande pas de carte bancaire. Si la détection ne vous convainc pas sur le terrain, vous arrêtez.